(23 juin au 1er juillet 2018)2018 07 01 09 11 18 gta

Précisons le titre, le CTM n’étant pas un club nautique, c’est à VTT que nous avons parcouru du nord au sud non la rivière, mais le département éponyme. Cinq vététistes choyés par deux accompagnatrices dévouées sont donc partis d’Annonay pour rejoindre Saint-Remèze après 300 km et près de 5000 m de dénivelé positif. Le tracé était découpé en 7 étapes de 35 à 60 km, ce qui était suffisant vu le dénivelé quotidien et le sol souvent rocailleux.

Samedi, deux voitures dont une tirait la remorque du club avec les VTT, nous ont conduits à un centre de vacances à Annonay, au nord du département.

Dimanche nous avons gravi prés et forêts pour atteindre Saint-Bonnet- le-Froid, début des hauts plateaux, à plus de 1000 m sous un soleil assommant. (40 km, D+ 1414 m, D- 778 m)

2018 07 02 10 12 46 gtaLundi nous montons et descendons des vallonnements, couverts de prés fauchés. Nous nous offrons au passage une baignade dans le lac de Devesset, pour finir par une grimpette mémorable à Fay-sur-Lignon, bourg de montagne dont l’importance a décru avec l’exode rural. (44 km, D+ 742 m, D-684 m)

Mardi, nous gagnons quelques centaines de mètres d’altitude pour contourner le mont Mézenc et arriver au pied du Mont Gerbier de jonc, source officielle de la Loire, qui pointe à 1551 m. L’ascension à2018 07 03 12 42 19 gta pieds du sommet nous surprendra car elle tient parfois plus de l’escalade que de la balade pour touriste à claquettes. L’orage que nous pensions avoir laissé passer nous rattrape quelques km après, sous une averse de grêle et de pluie, trempés, nous renonçons à faire les 18 Km restants et appelons nos suiveuses à la rescousse. (26 km, D+ 783 m, D- 600 m)

Mercredi, nous traversons d’abord de grandes forêts de résineux, visitons les restes de l’abbaye de Mazan. De grandes courbes dorées, peintes sur des murs ou des toits doivent répondre à un projet artistique qui nous échappe. Grimpée maintenant sur les hauts plateaux du Tanargue, parmi les genets, avec une vue qui s’élargit dans toutes les directions. Nous dégringolons sur Loubaresse, terme de notre étape, que nous avions déjà découvert lors de la semaine club à Ruoms. (47 km, D+ 1215 m, D- 1246 m)

Jeudi, les GPS annonçaient 50 km de descente, tromperie! En fait, si nous avons perdu près de 1000m, nous avons grimpé pratiquement de 750 m, et descendu 1750m. Cette fois ci, ça sent réellement le sud avec les terrasses, les pins, les vignes et les cigales qui fêtent notre arrivée à tue tête. Après avoir franchi le Chassezac, nous conversons avec deux jeunes randonneurs à pieds que nous avions rencontrés à plusieurs reprises. Réconfort à la terrasse d’un café, au bord de la grand place, sous les vieux platanes…C’est le sud ! (52 Km, D+ 732 m, D- 1758 m)

Vendredi, nous quittons notre superbe hôtel pour grimper aussitôt et atteindre le bois de Païolive, le sentier serpentant entre les rochers d’un chaos ruiniforme étonnant .Nous avons alors l’impression d’avoir un marteau pique2018 07 05 17 03 41 gtaur dans les mains. Nous traversons ensuite une large plaine, découvrant des villages typiques aux ruelles étroites, resserrés autour d’un château ou d’une église. La grimpée finale, sur un sentier pentu et caillasseux, est vaincue en alternant poussées et pédalage, provoquant une bonne suée. Le soir, la visite de notre halte, Salavas, révèle tout le charme de ces villages d’Ardèche, méticuleusement restaurés. (37 Km, D+ 634 m, D- 726 m)

2018 07 07 12 37 17 gtaSamedi, parallèlement à la vallée de l’Ardèche nous traversons de grands plateaux couverts de la forêt méditerranéenne, aux arbres bas, inconnus pour nous, et franchissons la rivière à Saint-Martin-d’Ardèche. Cette traversée est compliquée par l’organisation d’un important triathlon qui bloque la ville et la route des gorges. C’est là que nous quittons le tracé de la GTA pour rejoindre au plus simple notre dernier gîte. Ce final, vers Saint- Remèze, est un peu bâclé en terminant par la route car il fait très chaud et ça sent la fin. (55 km, D+ 901 m, D- 634 m)

Les soirs nous avons été logés dans des gîtes, privés ou communaux, conçus dans des esprits différents, corrects et même luxueux (Salavas). Soit nous étions en demi-pension, soit nous cuisinions nous-même. Nous nous sommes permis un gros écart : aux Vans nous avons profité d’un hôtel superbe, installé dans un ancien carmel, avec piscine, proposant un repas du soir de même standing. Le hasard nous a même permis de suivre les matchs importants de la coupe du monde.

Le balisage est récent et abondant, le GPS est cependant nécessaire pour le compléter. La variété des paysages en font une superbe randonnée, exigeante par ses grimpées incessantes et ses sentiers rocailleux. Nous avons eu la chance de ne subir qu’un seul orage, la température est très variable en fonction de l’altitude du parcours.

Un grand merci d’abord à Philippe, organisateur et guide, à Marilyne et Corinne, intendantes et conductrices, pour avoir permis à tous de passer de cette semaine inoubliable.

P.KRAJCARZ